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Les monuments commémoratifs alsaciens de la Guerre de 1914-1918

Peu connus dans l’intégralité de leur diversité ; les monuments alsaciens dédiés aux morts de la Guerre de 1914-1918 font pourtant preuve d’un traitement très original et profondément lié au cas spécifique de l’Alsace dont les fils combattirent tant sous l’uniforme français que sous l’uniforme allemand. Cet état de fait explique la spécificité iconographique des monuments aux morts alsaciens de la Grande Guerre dont ce porte-folio propose quelques exemples.

Monuments emprunts pour la plupart d’une profonde religiosité : ces allégories parfois transposées sous une forme profane, illustrent toutes le sacrifice des hommes et la souffrance des familles endeuillées. Des très rares monuments de « poilus » qui furent toutefois érigés dans les communes alsaciennes peu survécurent cependant à la seconde annexion de 1940.

En-dehors des monuments érigés sur les sites de combats de la crête des Vosges et dans les nécropoles militaires ; on distingue pour les monuments des communes alsaciennes pas moins d’une dizaine de thématiques récurrentes et illustrant pour une bonne majorité des scènes religieuses.

Cette typologie comprent ainsi d’une part des monuments très simples et non figurés comme des plaques sculptées, des monuments en forme d’autels ou des obélisques.

Les monuments figurés sont réalisés soit sous forme de tableaux peints, soit en demi-reliefs sculptés en pierre, en fonte ou en céramique peinte, soit en sculpture en ronde-bosse sous forme de statue individuelle ou de groupe sculpté.

Les thématiques religieuses les plus fréquentes associent généralement le sacrifice des hommes à celui du Christ, soit sous la forme de Monts des Oliviers, de Calvaires du Golgotha ou de la Vierge de Pitié ou Mère de Douleur, soutenant son fils sur ses genoux.

Les saints paroissiaux veillent également sur les défunts du village, mais aussi des saints plus « militaires » comme saint Maurice, saint Martin, saint Georges et surtout Jeanne-d’Arc qui représente de plus une référence directe à la mère-patrie française retrouvée.

Les anges veillent également sur l’âme des défunts pour certains monuments, mais également une variété d’allégories féminines de tout âge pleurant les disparus, parfois accompagnés de leurs enfants.

Il faut enfin mentionner la particularité locale d’un certain nombre de monuments agrémentés de  sculptures d’alsaciennes d’âge variable, illustrant tant la veuve que la mère des défunts, mais restant le plus souvent une allégorie évidente de l’Alsace endeuillée.

 

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